Le camp d’extermination de Kulmhof (Chelmno), dans le Reichsgau de la Warthe

«L’élite du soldat»


Extrait de

Pour eux «c’était le bon temps», la vie ordinaire
des bourreaux nazis

, ,


Traduit de l’allemand par Métais-Bührendt. Éditions Plon, 1989.
© Éditions Plon 1989
Reproduction interdite - No reproduction

Document original en allemand / Deutsches Original


Introduction par PHDN

PHDN consacre une section très riche au centre de mise à mort de Chelmno, elle complètera ou servira d’introduction aux documents présentés ici:
https://phdn.org/histgen/chelmno/index.html

Nous reproduisons en première section le cahier de photos, absent de l’édition française. On trouve aujourd’hui des collections de photographies plus complètes et de meilleures qualité que celles publiées en 1988 (en ligne ou imprimées, comme le cahier proposé par Patrick Montague dans on ouvrage de référence, Chełmno. Prologue à l’industrie du meurtre de masse, Paris: Calmann-Lévy, 2016) qui étaient quasiment inédites. Les descriptions originales des photographies peuvent présenter des inexactitudes que nous avons rectifiées pour notre traduction (mais pas dans la version originale allemande).



Photographies

Vue de Chelmno Vue de Chelmno depuis le Sud. A gauche de l’église, en face du parc qui descend jusqu’a la rivière Ner, sur la gauche de la photo, on voit le «chateau». Entre décembre 1941 et mars 1943, au moins 145 000 personnes, selon le procès Laabs et al. (8 Ks 3/62) de Bonn, le 23 juillet 1965, furent assassinées dans des camions à gaz. Le «chateau» fut dynamité le 7 avril 1943. Entre avril 1944 et janvier 1945, plusieurs milliers de personnes furent également assassinées. Les estimations polonaises placent le nombre total de victimes à environ 300 000 personnes [PHDN: l’historiographie a depuis affiné les études sur le nombre de victimes et est parvenue à un total d’environ 150 000 très majoritairement juives].
 

Gare de Kolo Gare de Kolo (Warthbrucken) [PHDN: Patrick Montague précise qu’il s’agit ici de l’arrivée d’un train en provenance du Ghetto de Łódź en 1942 (source: Instytut Pamieci Narodowej (IPN) 50377)].
 

Arrivée d’un transport du Ghetto de Łódź Arrivée d’un transport du Ghetto de Łódź [PHDN: Patrick Montague décrit plus précisément cette photo comme étant le transfert, en 1942, des victimes, depuis le convois principale, dans un train à voies étroites, ici à gauche (source: IPN 00498)].
 

débarquement des victimes à Powiercie A la gare de Kolo, dans les premiers temps, les Juifs furent d’abord emmenés à travers la ville. Suite à des protestations de la part des habitants, ils furent, après le printemps 1942, chargés dans des wagonnets sur une voie étroite jusqu’au village de Powiercie, à 8 kilomètres de Chelmno. [PHDN: c’est un débarquement des victimes à Powiercie que l’on voit ici, selon Patrick Montague (source: IPN 00499)].
 

Eglise de Chelmno Pendant la première phase des massacres, les vêtements des victimes étaient entreposés temporairement dans l’église. Pendant la seconde phase, en 1944, les Juifs étaient transportés par convois sur voies étroites vers Chelmno où ils passaient la nuit précédant leur assassinat dans l’église.
 

membres du détachement de travail juif dans le manoir de Chelmno Pour eux, c’était le bon temps… indique «Juifs dans un camion à gaz avant leur meurtre» [PHDN: il est difficile d’être aussi spécifique. Il s’agit sans doute de membres du détachement de travail juif dans le manoir de Chelmno (cliché pris entre 1941 et 1943)].
 

Place du marché à Olkusz Le Polizeioberwachtmeister Maderholz (au centre) chez ses beaux-parents à Chelmno. Se tiennent près des lui, des membres de la Schutzpolizei.
 

Place du marché à Olkusz Des hommes de la police de sécurité avec des membres polonais du kommando de travail, en train de boire de la bière. A l’extrême droite, Otto Böge, le sergent du Polizeiwachtkommando. Tout à gauche, assis, le Polonais Marian Libelt qui fut plus tard enfermé par erreur dans un camion à gaz et y fut gazé avec les victimes juives [PHDN: selon Patrick Montague le premier personnage assis à gauche serait, non Marian, mais Henryk Mania. Assis en troisième position depuis la gauche, se trouve le policier Friedrich Maderholz (source: IPN 50378)].
 

Place du marché à Olkusz Membres non identifiés du Sonderkommando [PHDN: dans ce contexte, il ne s’agit pas des Juifs de travail utilisés comme esclaves pour transporter, ensevelir ou incinérer les cadavres des victimes, mais du commando allemand en charge de Chelmno].
 

Place du marché à Olkusz Grange de Chelmno. Pendant la nuit du 17 au 18 janvier le «camp» fut complètement détruit par les Allemands. Les travailleurs juifs furent assassinés. Certains d’entre eux parvinrent à s’enfermer dans la grange. Le Sonderkommando mit le feu au bâtiment et les victimes furent tués dans l’incendie [PHDN: Patrick Montague précise que pendant la seconde période de Chelmno, les travailleurs et artisans juifs étaient retenus dans cette grange]..


Theodor Malzmüller, sur la “peste bubonique de l’humanité” (27 juin 1960)

Lorsque nous sommes arrivés sur place, nous avons dû nous présenter chez le commandant du camp, le SS Hauptsturmführer Bothmann. Il nous a reçus dans son appartement et nous a exposé la situation en présence du SS Untersturmführer Albert Plate (suppléant de Bothmann). Il nous a expliqué que nous avions été détachés à la surveillance du camp d’extermination de Kulmhof; que, dans ce camp, on exterminait les Juifs, la peste bubonique de l’humanité, et que nous devions garder le silence sur tout ce que nous entendions et voyions, et qu’à défaut nous devrions nous attendre à la peine de mort ou à ce que nous soyons incarcérés, nous et nos familles.

Puis nous avons été affectés à un commando de surveillance, constitué de 50 à 60 policiers de la 1re compagnie du bataillon de police de Litzmannstadt. Pourtant, d’après mes souvenirs, il y avait aussi quelques hommes de la 2e compagnie parmi nous. Le lieutenant Gustav Hüfing, de Wesel, commandait le commando de surveillance […].

Le local des gardes se trouvait dans le village de Kulmhof. Les membres du commando étaient hébergés dans des maisons du village. Notre mission était 1) la surveillance du local des gardes, 2) de garder ledit Schlosshof («cour du château») et 3) de garder ledit Waldlager («camp dans le bois»).

Le camp d’extermination était constitué du fameux château et du bois. Le château était une bâtisse de bonne taille, en pierre, située à la lisière du village de Kulmhof. C’est là que l’on menait d’abord les Juifs qui étaient transportés soit par camion soit par le train. Dans la cour du château, un homme des commandos spéciaux leur faisait une allocution. Un jour de décembre 1942, alors que je montais la garde dans la cour du château, j’ai moi même entendu ce qu’il leur disait.

Quand un camion arrivait, des SS du commando spécial faisaient un discours, il s’agissait de: 1) Bothmann, le commandant du camp, 2) le SS Untersturmführer Albert Plate, d’Allemagne du Nord, 3) le brigadier de gendarmerie Willi Lenz, de Silésie, 4) le brigadier de police Alois Häberle du Wurtemberg. Ils expliquaient aux Juifs qu’à Kulmhof, ils allaient commencer par prendre un bain, passer à l’épouillage et qu’ils partiraient ensuite en Allemagne pour le service du travail. Puis les Juifs entraient dans le château. Ils devaient se déshabiller. Ensuite, on les faisait passer par un couloir vers une rampe qui menait dans la cour du château où attendait un camion de gazage dont les portes de derrière étaient ouvertes. On les poussait dans ce camion. 3 Polonais, dont on disait qu’ils avaient été condamnés à mort, étaient chargés de ce travail. Si les Juifs ne montaient pas assez vite, ils les frappaient à coups de fouet. Quand tous les Juifs se trouvaient dans le camion, on verrouillait la porte. Ensuite le chauffeur mettait le moteur en marche, se glissait sous le véhicule et branchait un tuyau de raccordement entre le pot d’échappement et l’intérieur du camion. Désormais les gaz d’échappement pénétraient dans l’habitacle si bien que les personnes qui s’y trouvaient mouraient asphyxiées. Au bout de dix minutes environ, lorsque les Juifs ne donnaient plus signe de vie, le camion partait en direction du bois, où l’on brûlait les cadavres […].

Pendant toute la période passée au commando de surveillance, la plupart du temps, je montais la garde à l’intérieur du Waldlager (camp du bois). Il se trouvait dans un secteur boisé entre Kulmhof et Warthbrücken. Il s’agissait d’une zone défrichée […]. A plusieurs reprises, quand j’étais de garde au bord de la clairière, j’ai vu les Juifs d’un commando de travail ouvrir des charniers contenant des cadavres — c’étaient les Juifs qui avaient été exterminés auparavant —, puis les cadavres étaient brûlés dans deux fours crématoires […].

Vers la fin mars 1943, peu de temps avant la dissolution du camp d’extermination de Kulmhof, en avril 1943, le Gauleiter Greiser s’est présenté au camp avec son état major (environ 15 officiers supérieurs SS). Tous les hommes du commando spécial SS ainsi que les commandos de surveillance ont été rassemblés dans la cour du château, puis Greiser nous a fait une allocution. En présence de son état major, il a expliqué que la dissolution du camp de Kulmhof était imminente et nous a remercié au nom du Führer pour le travail que nous avions effectué ici. Puis il a déclaré que chacun de nous avait une permission exceptionnelle de quatre semaines et nous a proposé de passer nos vacances gratuitement dans l’un de ses domaines. Pour finir, il a invité tous les hommes présents à fêter l’événement dans un hôtel de Warthbrücken. Cette fête a eu lieu dans la grande salle de l’hôtel. Au bout d’un moment, ils étaient tous ivres et s’endormaient à table. La fête s’est terminée vers I heure ou 2 heures du matin […].

Quelques jours plus tard, après la soirée avec Greiser, tous les SS du commando spécial SS, et les hommes de la police, ont obtenu quatre semaines de permission. Seuls, quelques hommes du commando sont restés à Kulmhof, entre autres le brigadier Lenz. Et pour finir, un certain jour, nous avons dû tous nous présenter dans le bureau du SS Obergruppenführer Kaltenbrunner au Reichssicherheitshauptamt[N.d.T.: siège de la Sécurité], à Berlin. Ce dernier nous a fait des compliments et nous a remerciés encore une fois au nom du Führer pour le travail effectué à Kulmhof.

Ensuite, sous le commandement de Bothmann, nous avons tous été envoyés en Yougoslavie et affectés à la division SS Prinz Eugen. Notre unité a été engagée dans la lutte contre la résistance et nous avons subi de lourdes pertes. Pour autant que je puisse m’en souvenir, le SS Untersturmführer Plate s’est suicidé après avoir été grièvement blessé.

Au milieu de l’année 1944, quelques survivants de l’ancien commando SS ont été détachés de la division et sont retournés à Kulmhof afin d’y reconstruire le camp d’extermination.

Source/QuelleAuss. Malzmüller vom 27.6.60: 203 AR-Z 69/59, Bd.3, BI. 412ff.


Walter Burmeister, chauffeur d’un camion de gazage, lorsqu’on lui a demandé s’il avait réfléchi à ce qu’il faisait (24 janvier 1961)

Dès que la rampe du château a été construite, les gens sont arrivés à Kulmhof par camions venant de Litzmannstadt […]. On leur a expliqué qu’ils devaient prendre un bain et que leurs vêtements devaient être désinfectés, mais qu’auparavant ils pouvaient déposer leurs objets de valeur qui seraient enregistrés. Sur les instructions de Lange, le chef du commando (prédécesseur de Bothmann), il m’est parfois arrivé, combien de fois, je ne m’en souviens plus exactement, de tenir ce discours au château devant les gens qui attendaient. Ces paroles devaient les induire en erreur sur ce qui les attendait. Dès qu’ils s’étaient déshabillés, on leur demandait de descendre dans les caves du château, ils empruntaient un couloir pour arriver à la rampe, d’où ils montaient dans les camions de gazage. Dans le château, on avait apposé des panneaux portant l’inscription «vers les salles de bains». Quant aux véhicules de gazage, il s’agissait de gros camions munis d’un fourgon de 4 à 5 m de long sur 2,20 m de large et haut de 2 m. L’habitacle était recouvert de tôle, des claies de bois étaient posées sur le sol. On avait percé un orifice dans le fond du fourgon, que l’on pouvait relier au pot d’échappement par un tuyau métallique flexible. Dès que le camion était plein, on fermait les portes de derrière et on reliait le pot d’échappement à l’habitacle.

Les membres du commando affectés comme chauffeurs des véhicules de gazage mettaient immédiatement le moteur en marche, si bien que les gens qui se trouvaient à l’intérieur étaient asphyxiés par les gaz de combustion. Puis on interrompait le circuit entre le pot d’échappement et l’habitacle et le chauffeur conduisait le camion dans la clairière. Les cadavres y étaient déchargés, on les enterrait d’abord dans des fosses, on les brûlait par la suite […]. Je reconduisais immédiatement le camion au château et je le rangeais. C’est là qu’on nettoyait tous les excréments laissés par les gens qui y étaient morts. Puis il était de nouveau utilisé pour le gazage […].

Je ne saurais plus dire aujourd’hui à quoi je pensais à l’époque, et si j’ai réfléchi à ce que je faisais. Actuellement, je ne saurais pas dire si la propagande de l’époque m’avait influencé au point de ne pas pouvoir refuser d’obéir aux ordres donnés.

Source/QuelleAuss. Burmeister vom 24.1.61: A.a.O., Bd.4, Bl. 629f.


Kurt Möbius, sur la culpabilité juive et sa propre innocence (8 novembre 1961)

[…] Le Hauptsturmführer Lange nous avait bien dit que l’ordre d’exterminer les Juifs venait de Hitler et de Himmler. Nous étions si bien dressés que nous considérions tous les ordres venant de nos chefs d’État comme légaux. Pour nous, en tant que policiers, notre maxime était: «La légalité, c’est ce qui sert les intérêts de l’État, l’illégalité, c’est ce qui lui nuit.» Je veux dire que je n’ai absolument pas pensé que ces ordres pouvaient être injustes. Certes, je sais que la police a aussi pour mission de protéger les innocents; pourtant, à l’époque, j’étais convaincu que les Juifs n’étaient pas innocents, mais qu’ils étaient coupables. J’ai cru à la propagande qui disait que tous les Juifs étaient des criminels, des sous hommes et qu’ils avaient causé le déclin de l’Allemagne après la Première Guerre mondiale. Donc, je n’ai jamais songé que l’on pouvait se dérober ni même refuser d’obéir à l’ordre de collaborer à l’extermination des Juifs. J’ai obéi aux ordres parce qu’ils venaient de nos chefs suprêmes, et surtout pas parce que j’avais peur.

Source/QuelleAuss. Möbius vom 8.11.61: A.a.O., Bd.5, Bl. 877.


Interrogatoire d’Adolf Eichmann (d’après un enregistrement sur bande magnétique)

E.: Je sais seulement que j’ai vu la chose suivante: une pièce, qui, si je me souviens bien, était peut être cinq fois plus grande que celle ci. Dedans, il y avait des Juifs, ils ont dû se déshabiller, puis un camion s’est avancé, là où on avait ouvert les portes, il était hermétiquement fermé, puis il a roulé jusqu’à une rampe. Alors les Juifs, nus, ont dû monter dedans. Puis on a fermé le camion et il a démarré.

L.: Combien de personnes contenait ce camion ?

E.: Je ne peux pas le dire exactement. Je n’ai même pas pu regarder, jamais je n’ai regardé à l’intérieur. Je ne pouvais pas, non, ca m’a suffi. Les cris et, j’étais bien trop nerveux ici, et ainsi de suite. Je l’ai dit à Müller [SS Obergruppenführer] au moment de mon rapport.

Il n’a pas beaucoup tiré profit de mon rapport. Puis j’ai roulé derrière le camion — sans doute avec un homme du coin qui connaissait le chemin. Alors j’ai vu la chose la plus épouvantable de toute ma vie.

Il s’est approché d’une fosse assez longue, on a ouvert les portes, puis on a jeté les corps à l’extérieur, c’était comme s’ils vivaient encore, les membres étaient si souples. On les a jetés dedans; puis j’ai vu un civil avec une tenaille qui arrachait des dents, alors j’ai foutu le camp. J’ai grimpé dans la voiture et je suis parti et je n’en ai plus parlé […].

J’étais servi. Je me rappelle encore qu’un médecin en blouse blanche m’a dit que je devais regarder par le judas pour voir comment ils allaient. J’ai refusé. Je ne pouvais pas, je ne pouvais plus rien dire, il fallait que je parte.

Je suis allé à Berlin et j’ai fait mon rapport à l’Obergruppenführer Müller. Je lui ai dit exactement tout ce que je dis maintenant; je ne pouvais pas lui en dire plus […]. Je dis, épouvantable, l’enfer, j’peux pas… c’est… moi… ça, j’peux pas, c’est ce que je lui ai dit.

Source/QuelleEichmann: ZSt. Bd.l, Sp.175f der Protokolle über die polizeiliche Vernehmung Eichmanns.


Gauleiter Greiser, le 19 mars 1943, à l’attention de Himmler

Reichsführer! Il y a quelques jours, j’ai rendu visite à l’ancien commando spécial Lange, qui est aujourd’hui placé sous le commandement du SS Hauptsturmführer et Kriminalkommissar Bothmann, en mission à Kulmhof, canton de Warthbrücken, et qui cesse son activité à la fin du mois. J’y ai trouvé des hommes ayant une conduite que je ne manquerai pas, Reichsführer SS, de vous demander de prendre en considération. Ces hommes ont accompli la difficile mission dont ils étaient chargés en se montrant fidèles et dévoués sous tous les rapports; qui plus est, ils se sont conduits comme des soldats modèles.

Ainsi, par exemple, lors d’une soirée à laquelle je les avais conviés, ils m’ont remis 15150 RM en espèces, soit les dons d’une collecte qu’ils avaient organisée spontanément le jour même. Cela veut dire que chacun de ces 85 hommes a donné dans les 180 RM. J’ai viré cette somme en faveur du fonds pour les enfants des minorités ethniques allemandes dont les parents ont été assassinés, à moins que vous, Reichsführer, vous ne souhaitiez que l’on utilise cette somme à d’autres ou meilleures fins.

Par ailleurs, ces hommes m’ont exprimé leur désir de rester si possible ensemble sous le commandement du Hauptsturmführer Bothmann lors de leurs missions à venir. J’ai promis à ces hommes de vous transmettre ce souhait.

Je vous prie également de m’autoriser à accueillir certains de ces hommes dans mes domaines et à les traiter comme mes hôtes lors de la permission qui leur revient; je souhaite pouvoir leur apporter mon concours afin d’embellir leur temps de permission.

Heil Hitler!
Greiser

Source/QuelleDas Schreiben Greisers an den Reichsführer-SS hat den Briefkopf »Der Reichsstatthalter im Reichsgau Wartheland, Posen, den 19.März 1943, A.Z.: P.562/43« (ZSt. USA Film 1, Bild Nr.92f). Himmler informa Greiser le 27 mars 1943 qu'il acceptait toutes ses propositions (Ebd., Bild Nr. 89).


Rudolf Höss, commandant d’Auschwitz, au sujet d’une visite effectuée le 16 septembre 1942 à Chelmno (11 janvier 1947)

Lors d’une visite à Kulmhof, j’ai eu l’occasion de voir l’installation d’extermination et le camion aménagé en vue d’asphyxier au moyen de gaz d’échappement. Le chef du commando local considérait cette méthode comme peu fiable, étant donné que la formation de gaz était irrégulière et que, souvent, elle ne suffisait pas pour la mise à mort.

Source/QuelleVersicherung Höß, Nbg. Dok. NO-4498 B (Das Datum des Besuchs ergibt sich aus dem Dienstreisebericht vom 17.9.42 (Nbg. Dok. NO 4467).



Document original en allemand / Deutsches Original

»…bestes Soldatentum repräsentiert«

Das Vernichtungslager Kulmhof (Chelmno) im Reichsgau Wartheland



Fotos

Vue de Chelmno Gesamtansicht von Chelmno aus Richtung Süden. Links von der Kirche, vor dem am linken Bildrand zum Fluß Ner abfallenden Park, das »Schloß«. Hier wurden zwischen Dezember 1941 und März 1943 mindestens 145 000 Menschen - so das Schwurgericht Bonn am 23.7.65 in einem Strafverfahren gegen Laabs u. a. (8 Ks 3/62) - in Gaswagen ermordet. Das Schloß wurde am 7. April 1943 gesprengt. Von April 1944 bis Januar 1945 wurden in Chelmno erneut mehrere tausend Menschen getötet. Polnische Schätzungen sprechen von insgesamt 300 000 Opfern.

Gare de Kolo Bahnhof… Kolo (Warthbrücken).
 

Arrivée d’un transport du Ghetto de Łódź Ankunft eines Transportes aus dem Ghetto Lodz.
 

débarquement des victimes à Powiercie Bahnhof Kolo: Anfangs waren die Juden durch die Stadt getrieben worden. Nach Protesten der Bewohner wurden sie ab Frühjahr 1942 auf dem Bahnhof in Loren einer Kleinbahn verladen. Der Transport ging bis zu dem Ort Powiercie, 8 km von Chelmno entfernt.
 

Eglise de Chelmno Während der ersten Mordaktion lagerten in der Kirche zeitweilig die Kleider der Ermordeten. Während der zweiten Mordaktion (1944) wurden die Juden mit der Kleinbahn bis Chelmnotransportiert, wo sie die Nacht vor ihrer Ermordung in der Kirche verbringen mußten.
 

membres du détachement de travail juif dans le manoir de Chelmno Jüdische Männer vor ihrer Ermordung im Gaswagen.
 

Place du marché à Olkusz Polizeioberwachtmeister Maderholz (in der Mitte stehend) im Hause der Schwiegereltern in Chelmno. Daneben Angehörige des Kommandos der Schutzpolizei.
 

Place du marché à Olkusz Schutzpolizisten zusammen mit Angehörigen des polnischen Arbeitskommandos. Ganz rechts der »Spieß« des Polizeikommandos, Böge. Ganz links, sitzend der Pole Marian. Er geriet später versehentlich mit den jüdischen Opfern in einen Gaswagen und erstickte darin.
 

Place du marché à Olkusz Unbekannte Angehörige des Sonderkommandos.
 

Place du marché à Olkusz Kornspeicher In Chelmno. In der Nacht vom 17.uuf den 18. Januar 1945 wurde das Lager endgültig geräumt. Die jüdischen Arbeiter wurden ermordet. Die letzten setzten sich im Komspeicher zur Wehr. Das Sonderkommando zündete daraufhin das Haus an Die Opfer kamen in den Rammen um..


Theodor Malzmüller über »die Pestbeulen der Menschheit« (27.6.1960)

Als wir dort anlangten, mußten wir uns bei dem Lagerkommandanten SS-Hauptsturmführer Bothmann melden. Dieser hielt uns in seiner Wohnung, in Gegenwart des SS-Untersturmführers Albert Plate (Stellvertreter des Bothmannl. einen Vortrag. Er erklärte, daß wir zum Vernichtungslager Kulmhof zur Bewachung abkommandiert wären. In diesem Lager würden die Pestbeulen der Menschheit, die Juden, vernichtet. Über alles, was wir zu hören und zu sehen bekämen, hätten wir zu schweigen, andernfalls wir mit Sippenhaft und Todesstrafe zu rechnen hätten.

Dann wurden wir in das Wachkommando eingereiht, welches aus ca. 50 bis 60 Polizeibeamten der 1. Kompanie des Polizeibataillons Litzmannstadt bestand. Nach meiner Erinnerung waren aber auch einige Beamte der 2.Kompanie Angehörige dieses Wachkommandos. Führer des Wachkommandos war ein Oberleutnant Gustav Hüfing aus Wesei. […]

Das Wachlokal befand sich in dem Dorf Kulmhof. Die Angehörigen des Wachkommandos waren in Häusern des Dorfes untergebracht. Aufgabe des Wachkommandos war 1. Bewachung des Wachlokals, 2. Bewachung des sogenannten Schloßhofes und 3. Bewachung des sogenannten Waldlagers.

Das Vernichtungslager bestand aus dem sogenannten Schloß und dem Waldlager. Bei dem Schloß handelte es sich um ein größeres Steingebäude am Rande des Dorfes Kulmhof. Hier wurden die Juden, die mit Lastkraftwagen oder per Eisenbahn herantransportiert worden waren, zunächst hingebracht. Im Hofe des Schlosses wurde den Juden von einem Angehörigen des Sonderkommandos eine Ansprache gehalten. Derartige Ansprachen habe ich selbst einmal gehört, als ich im Dezember 1942 einmal für einen Tag im Schloßhof Wachdienst hatte. […]

Wenn ein Lkw angekommen war, so hielten folgende Angehörige des SS-Sonderkommandos Ansprachen: 1. Lagerkommandant Bothmann, 2. SS-Untersturmführer Albert Plate aus Norddeutschland, 3. Polizei-Meister Willi Lenz aus Schlesien, 4. Polizei-Meister Alois Häberle aus Württemberg. Sie erklärten den Juden, daß sie in Kulmhof zunächst gebadet und entlaust würden und dann zum Arbeitsdienst nach Deutschland kämen. Anschließend betraten dann die Juden das Innere des Schlosses. Dort mußten sie sich entkleiden. Anschließend wurden sie durch einen Gang auf eine Rampe zum Schloßhof getrieben, an welcher ein sogenannter Gaswagen stand, dessen Tür an der Rückseite geöffnet war. In diesen Gaswagen wurden sie hineingetrieben. Das Treiben besorgten 3 Polen, die zum Tode verurteilt gewesen sein sollen. Diese schlugen mit Peitschen auf die Juden ein, wenn sie nicht schnell genug den Gaswagen betraten. Wenn alle Juden sich in dem Gaswagen befanden, wurde die Tür verschlossen. Dann setzte der Fahrer des Gaswagens den Motor in Gang, kroch unter den Wagen und schloß einen Verbindungsschlauch vom Auspuff ins Innere des Wagens an. Die Auspuffgase drangen nun in den Innenraum, so daß die darin befindlichen Menschen erstickten. Nach ca. 10 Minuten, wenn die Juden kein Lebenszeichen mehr von sich gaben, setzte sich der Wagen in Richtung Waldlager in Bewegung, wo die Leichen anschließend verbrannt wurden. […]

Während meiner Zugehörigkeit zum Wachkommando habe ich meistens als Posten Dienst im Innenraum des Waldlagers versehen. Es befand sich in einem Waldgebiet zwischen Kulmhof und Warthbrücken. Bei dem Waldlager handelte es sich um eine gerodete Fläche […] Als Posten am Rande des Innenraumes habe ich mehrfach gesehen, daß von dem jüdischen Arbeitskommando Massengräber mit Leichen — es handelte sich um Juden, die bereits vorher vernichtet worden waren — geöffnet wurden und die Leichen in zwei Verbrennungsöfen verbrannt wurden. […]

Kurz vor Auflösung des Vernichtungslagers Kulmhof im April 1943 erschien Ende März 1943 plötzlich der Gauleiter Greiser mit seinem Stab (etwa 15 höhere SS-Führer) in Kulmhof. Auf dem Hof des Schlosses mußten sämtliche Angehörigen des SS-Sonderkommandos sowie des Wachkommandos antreten, und Greiser hielt eine Ansprache. Im Beisein seines Stabes erklärte er, daß die Auflösung des Vernichtungslagers Kulmhof bevorstehe, und er bedankte sich im Namen des Führers für die in Kulmhof geleistete Arbeit. Weiter erklärte er, daß jeder einen vierwöchentlichen Sonderurlaub erhalte, und stellte uns frei, diesen auf einem seiner Güter kostenlos zu verbringen. Anschließend lud er alle Anwesenden zu einer Abschlußfeier in einem Hotel in Warthbrücken ein. Die Abschlußfeier fand auch in einem großen Saal des betreffenden Hotels statt. Nach kurzer Zeit waren alle betrunken und schliefen am Tische ein. Die Feier wurde gegen 1.00 Uhr oder 2.00 Uhr nachts beendet. […]

Einige Tage nach der Abschlußfeier mit Greiser erhielten sämtliche Angehörigen des SS-Sonderkommandos und der Polizei-Wachmannschaften vier Wochen Sonderurlaub. Es blieben lediglich noch einige Leute des SS-Sonderkommandos in Kulmhof zurück, u. a. auch der Polizei-Meister Lenz. Anschließend mußten sich alle beim Reichssicherheitshauptamt in Berlin an einem bestimmten Tage bei SS-Obergruppenführer Kaltenbrunner melden. Dieser bedankte sich in einer Ansprache an uns nochmals im Namen des Führers für die in Kulmhof geleistete Arbeit.

Anschließend wurden wir alle gemeinsam unter Führung des Bothmann zur SS-Division Prinz Eugen nach Jugoslawien abkommandiert. Hier kamen wir zum Einsatz gegen Partisanen in Jugoslawien, wobei wir sehr große Verluste hatten. Soviel ich mich entsinnen kann, hat der SS-Untersturmführer Plate in Serbien, nachdem er schwer verwundet worden war, Selbstmord begangen.

Mitte des Jahres 1944 wurden die noch lebenden ehemaligen Angehörigen des SS-Sonderkommandos aus der SS-Division teilweise herausgezogen und kamen wieder nach Kulmhof, um dort das Vernichtungslager wieder aufzubauen.

Source/QuelleAuss. Malzmüller vom 27.6.60: 203 AR-Z 69/59, Bd.3, BI. 412ff.


Gaswagenfahrer Walter Burmeister zur Frage, ob er sich damals etwas gedacht habe (24.1.1961)

Nachdem das Schloß mit der Rampe versehen worden war, kamen alsbald mit Lkws aus Litzmannstadt Menschen in Kulmhof an. […] Den Menschen wurde erklärt, sie müßten baden, ihre Kleider müßten desinfiziert werden, sie könnten Wertstücke vorher abgeben, die notiert würden. Auf Anweisung des Kommandoführers Lange [= Vorgänger von Bothmann] habe ich selbst einige Male — wie oft genau, kann ich heute nicht mehr sagen — eine solche Ansprache im Schloß an die dort wartenden Menschen gehalten. Durch die Ansprache sollten die Menschen darüber getäuscht werden, was ihnen bevorstand. Wenn die Menschen sich entkleidet hatten, wurden sie angewiesen, in den Keller des Schlosses und hier über einen Gang auf die Rampe und von dort in die Gaswagen zu gehen. Im Schloß waren Schilder mit der Aufschrift angebracht: »Zum Bad«. Bei den Gaswagen handelte es sich um große Lkws mit einem etwa 4-5 m langen, etwa 2,20 m breiten und 2 m hohen Kastenaufbau. Dieser war innen mit Blech verkleidet. Auf dem Boden lag ein Holzrost. Im Boden des Kastenaufbaus war eine Öffnung angebracht, die mit einem beweglichen Metallschlauch mit dem Auspuff verbunden werden konnte. Wenn die Wagen voller Menschen waren, wurden die Flügeltüren an der Rückseite geschlossen und die Verbindung von Auspuff und Wageninnerem hergestellt. […]

Die als Fahrer des Gaswagens eingeteilten Kommandoangehörigen ließen alsdann den Motor an, so daß die im Wageninnern befindlichen Menschen durch die Verbrennungsgase des Motors erstickten. War dies der Fall, wurde die Verbindung vom Auspuff zum Wageninneren gelöst und der Wagen zum Waldlager gefahren. Hier wurden die Leichen entladen und die erste Zeit in Massengräbern vergraben, später verbrannt. […] Alsdann fuhr ich den Wagen zum Schloß zurück und stellte ihn dort ab. Hier wurde er gesäubert von den Ausscheidungen der in ihm verstorbenen Menschen. Danach wurde er wieder erneut zu Vergasungen benutzt. […]

Was ich damals gedacht habe und ob ich überhaupt etwas gedacht habe, kann ich heute nicht mehr sagen. Ich kann auch heute nicht mehr sagen, ob ich durch die damalige Propaganda zu beeinflußt war daß ich mich dem mir eneilten Befehl nicht widersetzt habe.

Source/QuelleAuss. Burmeister vom 24.1.61: A.a.O., Bd.4, Bl. 629f.


Kurt Möbius über die Schuld der Juden und die eigene Unschuld (8.11.1961)

[…] Hauptsturmführer Lange hatte uns zudem gesagt, daß die Befehle zur Vernichtung der Juden von Hitler und Himmler erlassen worden sei[en]. Wir waren so gedrillt, daß wir alle Befehle der Staatsführung für rechtmäßig ansahen. Für uns Polizeibeamte galt der Satz: »Recht ist, was dem Staate nützt, Unrecht alles das, was dem Staate schadet.« Ich will damit sagen, daß ich gar nicht daran gedacht habe, daß diese Befehle Unrecht sein könnten. Ich weiß zwar, daß die Polizei auch die Aufgabe hat, Unschuldige zu schützen, doch war ich damals der Überzeugung, daß die jüdischen Menschen nicht unschuldig, sondern schuldig seien. Ich habe der Propaganda, daß alle Juden Verbrecher und Untermenschen seien und daß sie die Ursache für den Niedergang Deutschlands nach dem Ersten Weltkrieg seien, geglaubt. Mir ist also der Gedanke, daß man sich dem Befehl zur Mitwirkung an der Vernichtung der Juden widersetzen oder entziehen sollte, gar nicht gekommen. Ich habe diese Befehle befolgt, weil sie von der obersten Staatsführung kamen und nicht deshalb, weil ich etwa Angst hatte.

Source/QuelleAuss. Möbius vom 8.11.61: A.a.O., Bd.5, Bl. 877.


Verhör Adolf Eichmann (Tonbandabschrift)

E.: Ich weiß bloß folgendes, dass ich folgendes gesehen habe. Einen Raum, wenn ich mich noch recht entsinne, vielleicht fünfmal so groß wie hier, auch viermal so groß kann er gewesen sein. Da waren Juden drin, die mussten sich ausziehen, und dann fuhr ein Lastwagen vor, der ganz geschlossen war, wo vorn die Türen aufgemacht wurden, und fuhr gewissermaßen bis an eine Rampe ran. Und da mussten jetzt nun die nackten Juden hereingehen. Dann wurde der Wagen zugemacht, und er fuhr los.

L.: Wie viele Menschen fasste der Wagen?

E.: Ich weiß es nicht genau zu sagen. Ich habe nicht einmal genau zusehen können, ich habe nicht hinein geschaut die ganze Zeit. Ich konnte es nicht, nicht, mir hat es genügt. Das Schreien und, und, ich war hier viel zu erregt gewesen und so weiter. Ich sagte das auch Müller bei meiner Berichterstattung.

Er hat von meiner Berichterstattung nicht viel profitiert. Ich fuhr dann dem Wagen nach, sicher mit einem der Leute dort, die den Weg gewusst haben, und da sah ich das Entsetzlichste, was ich in meinem Leben bis dahin gesehen hatte.

Der fuhr an eine längliche Grube, die Türen wurden aufgemacht, und heraus wurden Leichen geworfen, als ob sie noch lebten, so geschmeidig waren die Glieder. Wurden reingeworfen, ich sehe da noch, wie ein Zivilist mit einer Zange Zähne rauszieht, und dann bin ich abgehauen. Bin in den Wagen und bin weg und habe nichts mehr gesprochen. […]

Da war ich bedient. Ich weiß nur noch, dass ein Arzt dort, in einem weißen Kittel, mir sagte, ich soll durch ein Guckloch schauen, wie sie im Wagen drin waren. Das habe ich abgelehnt. Ich konnte nicht, ich konnte nichts mehr sagen, ich musste weg.

Ich bin nach Berlin gekommen, habe dem Gruppenführer Müller berichtet. Sagte ihm genau dasselbe wie jetzt auch, mehr konnte ich ihm nicht sagen. […] Fürchterlich, sag ich, das Inferno, kann nicht, es ist, ich kann dies nicht, hab ich ihm gesagt

Source/QuelleEichmann: ZSt. Bd.l, Sp.175f der Protokolle über die polizeiliche Vernehmung Eichmanns.


Gauleiter Greiser am 19.3.1943 an Himmler

Reichsführer! Ich habe vor einigen Tagen das frühere Sonderkommando Lange, das heute unter dem Befehl des SS-Hauptsturmführers Kriminalkommissar Bothmann steht und als Sonderkommando in Kulmhof. Kreis Warthbrücken, seine Tätigkeit mit Ende d. Mts. einstellt, besucht und dabei eine Haltung der Männer des Sonderkommandos vorgefunden, die ich nicht verfehlen möchte, Ihnen, Reichsführer-SS, zur gefl. Kenntnis zu bringen. Die Männer haben nicht nur treu und brav und in jeder Beziehung konsequent die ihnen übertragene schwere Pflicht erfüllt, sondern darüber hinaus auch noch haltungsmäßig bestes Soldatentum repräsentiert.

So haben sie mir z. B. auf einem Kameradschaftsabend, zu dem ich sie eingeladen hatte, eine Spende von 15150,- RM in bar übergeben, die sie am gleichen Tage spontan veranlaßt haben. Es bedeutet, daß jeder dieser 85 Männer des Sonderkommandos rund 180 RMk. aufgebracht hat. Ich habe das Geld dem Fonds zu Gunsten der Kinder ermordeter Volksdeutscher überwiesen, falls Sie, Reichsführer, nicht einen anderen oder besseren Verwendungszweck wünschen.

Die Männer haben mir weiterhin ihren Wunsch zum Ausdruck gebracht, unter ihrem Hauptsturmführer Bothmann möglichst geschlossen weiterhin eingesetzt zu werden. Ich habe den Männern versprochen, Ihnen, Reichsführer, diesen Wunsch zu übermitteln.

Ich bitte Sie, mir auch noch zu genehmigen, daß ich die Männer bei dem ihnen zustehenden Urlaub zum Teil als meine Gäste auf meine Landesgüter einladen und ihnen außerdem eine namhafte Beihilfe gewähre, die ihnen den Urlaub verschönern soll.

Heil Hitler!
gez. Greiser

Source/QuelleDas Schreiben Greisers an den Reichsführer-SS hat den Briefkopf »Der Reichsstatthalter im Reichsgau Wartheland, Posen, den 19.März 1943, A.Z.: P.562/43« (ZSt. USA Film 1, Bild Nr.92f). Himmler teilte Greiser am 27.3.43 mit, daß er mit allen Vorschlägen einverstanden sei (Ebd., Bild Nr. 89).


Rudolf Höß, Kommandant von Auschwitz, über einen Besuch am 16.9.1942 in Chelmno (11.1.1947)

Bei dem Besuch von Kulmhof sah ich auch die dortige Vernichtungsanlage mit den Lastwagen, die zur Tötung durch die Motorabgase hergerichtet waren. Der dortige Kommandoführer bezeichnete aber die Art als sehr unzuverlässig, da das Gas sehr unregelmäßig sich bilde und oft zur Tötung nicht ausreiche.

Source/QuelleVersicherung Höß, Nbg. Dok. NO-4498 B (Das Datum des Besuchs ergibt sich aus dem Dienstreisebericht vom 17.9.42 (Nbg. Dok. NO 4467).

Ernst Klee / Willi Dreßen / Volker Rieß, »Schöne Zeiten«Judenmord aus der Sicht der Täter und Gaffer, S. Fischer Verlag GmbH, Frankfurt am Main, 1988.