Faurisson, un falsificateur
« Et soudain, je vois un Portoricain ici. Je cherche le service d'ordre. En fait c'était un homme très bien »1 Faurisson avait « une phobie antisémite qui lui faisait voir des juifs partout »2 Faurisson est le messie auto-proclamé du négationnisme...
Lire le préambule...Faurisson est le messie auto-proclamé du négationnisme. Il est avant tout le spécialiste de l'hypercritique, de la citation hors contexte et de la falsification de citations, techniques que nous allons illustrer dans ces pages par quelques exemples. C'est la principale méthode de Faurisson: il rapporte de façon frauduleuse ce que les autres ont écrit afin de leur faire dire le contraire de ce qu'ils ont écrit. Faurisson fut professeur de lettres, mais n'est pas ni ne fut jamais historien, ni chimiste, ni géologue, ni juriste...
Faurisson était pro-allemand à la fin de la guerre et regrettait le procès de Nuremberg alors même qu'il avait lieu. Faurisson a lu très tôt le fasciste, et vrai père du négationnisme, Maurice Bardèche. Faurisson est entré en négationnisme au plus tard dans les années 1960. Il correspondait avec le guru posthume de la secte négationniste, l'imposteur Rassinier qui l'a accompagné dans ses premiers pas en falsifications. Lorsque Faurisson souscrit à une noble cause, il demande à l'association qui s'en occupe de « cacher ses juifs ». Dans les années 1970 il inondait la presse et les journalistes de courriers « sceptiques » sur la réalité du génocide. Il finit par publier ses premiers textes négationnistes dans la presse d'extrême droite, avant de parvenir au scandale en étant publié par le Monde et le Matin. C'était à la fin des années 1970. Depuis, Faurisson n'a cessé de répandre ses mensonges et son antisémitisme hypocrite. Il s'est naturellement acoquiné avec les pires fanatiques antisémites au monde, du nazi Ernst Zündel au fanatique islamiste Ahmed Rami, en passant par l'antisémite pornographe Ditlieb Felderer. Faurisson nie la réalité du massacre de millions d'êtres humains par les Nazis. Il le nie parce que ces êtres humains étaient juifs. Car Faurisson est un antisémite et un falsificateur. Replier...
Cette section rassemble ses falsifications et mensonges et présente quelques « amis » de Faurisson.
A lire : Valérie Igounet, Robert Faurisson, portrait d'un négationniste, Denoël, 2012.
L’antisémitisme de Faurisson
- Faurisson prétend que Torquemada était un juif converti
- Faurisson se compare à l'ultra-collaborationniste et antisémite virulent, Henri Labroue
- Faurisson se réclame d'un politicien romain corrompu...
- Faurisson invente un complot juif il y a deux mille ans (mais a-t-il lu Cicéron?) 18/02/2001
- La loi Gayssot et le Grand Rabbinat, un délire faurissonien  18/02/2001
Les mensonges de Faurisson
- Faurisson falsifie une lettre de Martin Broszat mis à jour le 16/03/2001
- Uwe Dietrich Adam sur l'Opération Reinhard : un historien falsifié par Faurisson 17/08/2000
- Faurisson,les historiens et les chambres à gaz dans les camps de concentration 16/03/2001
- Nuit et Brouillard et le nombre de morts à Auschwitz 25/11/2002
- Faurisson falsifie la réalité d'un événement de 2002
29/09/2012
- Les falsifications de Faurisson sur le Journal de Kremer analysées dans un livre de l’historien Maxime Steinberg 14/04/2009
- La tentative de Faurisson de vider le document Dannecker de son sens, réfutée par Maxime Steinberg 14/04/2009
Les amis de Faurisson
Le « talent » de Faurisson
- Faurisson et Lautréamont… (ouïlle!) 18/02/2001
- Les Yeux du témoin et le regard du borgne 14/04/2009
Liens
- Les falsifications de Faurisson sur le journal d'Anne Frank (1)
- Les falsifications de Faurisson sur le journal d'Anne Frank (2)
- Nadine Fresco, « Les redresseurs de morts »
- Thomas Hochmann, « Faurisson, “falsificateur de la jurisprudence” ? », Droit et cultures, 61 | 2011-1
23/12/2011
On pourra également lire l'ensemble des textes de Pierre Vidal-Naquet et Nadine Fresco sur http://www.anti-rev.org/textes/.
1. Cette remarque évidemment raciste, Faurisson l'a faite lors de son récit des événements d'un congrès négationniste à Los Angeles en 1983. Cité par Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Seuil, 2000, p. 349.
2. Pierre Citron, directeur de l'UER de lettres de la Sorbonne, où il avait Faurisson dans son équipe à la fin des années 60, cité par Valérie Igounet, Histoire du négationnisme en France, Seuil, 2000, p. 200.
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02/07/2000 — mises à jour 29/09/2012