« Antisionisme » et antisémitisme


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Israel Shamir  26/10/2003 — màj 04/11/2016

Israel Shamir est un israélien d’origine russe. Il se dit, et on le dit juif, bien que récemment converti au christianisme. Littéralement surgi en 2001, il s’est fait connaître, principalement sur le web, par des articles extrêmement critiques contre Israël. Le pedigree de Shamir, « Juif israélien », présenté comme un « grand » journaliste, et la radicalité de son propos lui ont assuré, un énorme succès sur Internet. Mais la lecture des articles de Shamir démontre qu'il s’agit non d’un pro-palestinien sincère, mais d’un antisémite hystérique, au pedigree beaucoup plus douteux que celui présenté par ses thuriféraires.

La pente savonneuse de l’antisémitisme  09/10/2003

Ilan Greilsammer a très clairement énoncé ce qui relève de l’antisémitisme dans une critique qui se prétend « antisioniste ».

Entre la « guerre juive » et le « complot américano-sioniste », par Pierre-André Taguieff  29/10/2003

Depuis l’année 2000 ressurgit l’«argumentaire» antisémite faisant des Juifs des fauteurs de guerre, sinon les fauteurs de toutes les guerres. Recyclé à la mode « antisioniste » ou anti-américaine, il s’agit d’une nouvelle version de la paranoïa issue des Protocoles des Sages de Sion. Pierre André-Taguieff dresse un état des lieux.

Lettre à Régine Deforges (sur Israel Shamir)  11/11/2003

Le 5 novembre 2003, Régine Deforges a pris, dans l’Humanité, la défense de la publication d’un livre hystériquement antisémite d’Israel Shamir. Nous lui avons fait parvenir une lettre à laquelle ni elle, ni l’Humanité n'ont répondu à ce jour.

Une déclaration de Sharon sur le « contrôle juif de l’amérique »  03/09/2004, 23/10/2006 — màj 05/06/2012

Depuis 2001 circule sur l’Internet une déclaration de Sharon comme quoi les Juifs contrôleraient l’Amérique. Voici l’histoire de cette déclaration...

Maria Poumier  07/07/2010

Ancienne universitaire, militante pro-castriste de longue date, Maria Poumier a choisi depuis la moitié des années 1990 d’autres causes causes, en surface la défence de la cause palestinienne, mais en réalité elle promeut des idées et des personnes marquées par l’antisémitsme et le négationnisme : le négationniste Garaudy, le terroriste Carlos, l’antisémite hystérique Israël Shamir. Elle est depuis de nombreuses années très proches de l’ex humoriste Dieudonné.

L’antisionisme arabo-islamophile, par Pierre-André Taguieff  06/06/2018

Ce texte de 1982 est l’un des premiers à produire une analyse des ressorts théoriques et rhétoriques d’un certain discours «antisioniste» qui empruntait beaucoup à des motifs antisémites moins par solidarité envers les Palestiniens que par enthousiasmes pro-arabes et pro-islamique. Il prend pour point de départ un encart délirant publié dans Le Monde par Rogert Garaudy en 1982. Près de quarante ans après sa publication, nous sommes toujours dans le même shéma, devenu doxa. Que Garaudy se soit entre-temps converti à l’Islam et soit devenu un militant négationniste n’est pas fortuit.

«L’Accord de Transfert», Haavara et l’accusation de «collusion sionisme-nazisme»  01/12/2018

Une modalité tout à fait abjecte de disqualification du sionisme et d’Israel est de prétendre qu’il y a eu «collusion» entre sionistes et nazis, sous-entendu objectifs communs par proximité idéologique, en invoquant un accord (dit de transfert, Haavara) passé entre sionistes et régime nazi en 1933, afin de permettre en réalité de sauver la vie de dizaines de milliers de Juifs sans les priver totalement de leurs biens. Cette présentation mensongère et antisémite de la réalité trouve son origine dans la propagande antisémite-antisioniste stalinienne puis soviétique. Elle est aujourd'hui répandue tant à l’extrême-gauche qu’à l’extrême-droite, notamment chez les négationnistes. Nous édudions la réalité de cet accord et rappelons l’origine de sa dénonciation «antisioniste» dans la propagande soviétique.

Sionisme et nazisme, l’histoire soviétique à l’épreuve des faits, par Alain Dieckhoff  21/01/2019

Certaines modalités de l’expression des critiques portées contre Israël et le sionisme consistent à comparer, associer, assimiler, à des degrés divers, le sionisme et le nazisme. Ce type de discours a été inventé par l’Union Soviétique au début des années 1960 et a constitué dès le départ non pas une critique légitime, mais un discours antisémite élaboré sur des fictions mensongères, sinon délirantes et ordurières. Le spécialiste de l’histoire du sionisme, Alain Dieckhoff, a entrepris en 1986 de réfuter, sine ira et studio, les plus classiques de ces accusations de «collusion» sionisme-nazisme. C’est un tour de force d’érudition, et de finesse. Nous proposons ici cette étude devenue introuvable et jamais numérisée.

Du judaïsme au sionisme: la démonologie communiste, par Pierre-André Taguieff  03/03/2019

En 1992, dans le cadre de son ouvrage sur les Protocoles des Sages de Sion, Pierre-André Taguieff consacre un chapitre aux avatars soviétiques post-staliniens des chimères antisémites de «complot juif mondial». Il s’intéresse notamment à ce moment charnière où l’antisémitisme communiste s’est éloigné des dénonciations des «cosmopolites» pour se concentrer sur celles d’un «sionisme» démonisé en allié et réincarnation du nazisme, au service de l’«impérialisme»: la parution en 1963 du pamphlet antisémite de Trofim Kytchko, Le Judaïsme sans Fard.

L’antisionisme soviétique et l’antisémitisme de gauche aujourd’hui, par Izabella Tabarovsky  10/12/2019

Ce texte, traduit et mise en ligne par Conspiracy Watch, retrace de façon synthétique et claire l’histoire de «l’antisionisme» soviétique, une propagande massive qui a recyclé tous les poncifs de l’antisémitisme classique sous les oripeaux d’une critique d’un «sionisme» totalement fantasmé, sans aucun lien avec la réalité, transformé en projet de domination juive mondiale. Présentation par Conspiracy Watch: sous la forme de l’antisionisme, l’antisémitisme fut au cœur de la propagande soviétique pendant plus de quarante ans de Guerre froide. Dans le texte qui suit, l’historienne Izabella Tabarovsky, du Wilson-Kennan Institute, plaide pour que nous regardions en face cette histoire encore très actuelle, qui illustre le célèbre mot de Faulkner: «le passé n’est jamais mort ; il n’est même jamais passé».

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